Poésie... Combats d'hier et d'aujourd'hui - 1- Victor Jara

Publié le par Catherine Barbé

En ce nouvel automne naissant, une série autour de la poésie, en 4 épisodes.

Ça commence doucement

Ambiance : 

Non ! point de "sanglots longs des violons..."

Poésie/Amour/Nostalgie... ironie, légère, légère ?

 

 

"Écoutez la chanson bien douce", Paul Verlaine

 

Aujourd'hui épisode n°1, comme une invitation à sacrifier la nostalgie, si douce ennemie, quand remonte le souvenir du 18 septembre de l'année 1973.

Épisode 1 - Como una historia...

 

On dirait que ce serait comme une histoire, d'elle ou de lui, ou des deux. Une histoire d'hier. 

La mer calme sous un ciel sans nuage. Et le vent se lève...

De la poésie à travers un florilège tout personnel d'un hier où se superposent les couches de temps plus ou moins révolus aujourd'hui.

Mais entre les combats d'hier et ceux de demain, dis-moi, quelle est la différence ?

 

La poésie, miroir des sociétés ?

 

Oui, tout comme le roman (qu'on promène le long du chemin), le théâtre  où elles se donnent en spectacle à elles-mêmes. Tous genres, formes et expressions confondus inventent leurs supports, entre permanence et métamorphose... 

Ainsi de la chanson, vaillante petite sœur, éternelle combattante aux pieds  nus. Elle célèbre l'automne bien sûr, et l'amour et la joie, mais sans désarmer, bien (trop?) souvent les amours malheureuses et les batailles perdues.

 

Oui ! que j'aurais aimé, Nostalgie me laisser prendre par ta vague.... 

Mais par le ressac portées me réveillent les ombres ... Et parmi elles la première...

Spéciale dédicace à Victor Jara 

Le poète a toujours raison 

"le vers est une colombe / qui cherche où nicher..."

El verso es una paloma
que busca donde anidar.
Estalla y abre sus alas
para volar y volar.
 
Mi canto es un canto libre
que se quiere regalar
a quien le estreche su mano
a quien quiera disparar.
 
Mi canto es una cadena
sin comienzo ni final
y en cada eslabón se encuentra
el canto de los demás.
 
Sigamos cantando juntos
a toda la humanidad.
Que el canto es una paloma
que vuela para encontrar.
Estalla y abre sus alas
para volar y volar.
Mi canto es un canto libre.
 

 

On dirait que ce serait une chanson d'aujourd'hui, d'Elle et Lui, deux ombres dans le parc :

"Dans le vieux parc solitaire et glacé,

deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne ? 
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?"

En 1973, ce fut dans un stade. Verlaine n'y était pas, Isabel Parra, si !

 

Une histoire dans l'Histoire du Chili

 

Automne 1973, à Santiago du Chili, le 18 septembre.

Assassinat du Président Allende, coup d'état militaire de Pinochet, énorme rafle dans les rues, direction de stade. 

Isabel Parra se souvient.

Il y a aujourd'hui 46 ans et une semaine

Como una historia
 
Son años pasados presentes en mí,
era allá en Santiago y te conocí.
Sería en el parque, yo creo que sí,
dieciocho en septiembre te veo venir.
Con paso seguro traes el color
y el campo de Chile te llena la voz.
Estudiante quieres hacer lo mejor,
tu chaqueta humilde sabe del dolor
del que llega un día de verdes montañas
y habita la pieza de una casa extraña,
no recuerdo el nombre de la población.
Con tu risa franca me siento mejor.
Será en los momentos de todo buscar
que el teatro alimenta tu sed de crear.
El canto del pueblo, la vida, el amor,
orillando el río se rompe mi voz.
Escenario humilde donde el Cuncumén
sabe que ha encontrado al fin su clavel,
cantando tonadas que saben querer
bailando la cueca hoy te vuelvo a ver.
Decía la Viola que Víctor hacía
hablar la guitarra, brotar poesía,
cantando a lo humano con el guitarrón
era joven sabio del verso mayor.
El tiempo nos pasa, nos llena de amor,
la bella Joanita te dio el corazón.
Será con tus hijas, será con Amanda
que cambie tu vida, que encuentres la calma.
Un día decides, será aquí en la Peña,
que ponga mi canto junto a mi bandera.
Son años de lucha, son años de hacer,
la patria que espera volver a nacer.
No sé cómo puedes cambiar de lugar
con tanta paciencia, tanto trabajar,
oír a los otros, cantar y enseñar,
tomarte un tecito junto a los demás.
Quien a tu guitarra le vio su razón
mordió las raíces de Nueva Canción.
Cuando el pueblo dijo canción combatiente,
te cantaba entonces, te cantará siempre.
De nuevo es septiembre, dolor que se siente,
es de madrugada, te espera la muerte.
No habrá más consuelo para este dolor.
No habrá nunca olvido por lo que pasó.
Source : Musixmatch
Paroliers : isabel parra

Les dessous de l'Histoire 

Par Julos Beaucarne, poète wallon

 

 

As a conclusion

Publié dans JOURNAL, humeur du jour, poésie

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