La chasse aux sorcières, une nouvelle piste ?

Publié le par Catherine Barbé

Humeur du jour

 

Quand le prédateur envoie ses proies au front

 

Dans la tribune du Monde sur le droit à ce que j'appellerai, pour rester dans le ton "harcèlement léger, voire modéré", les commentaires vont bon train. Je vais donc y aller aussi de mon petit couplet, en guise d'exercice préparatoire à l'activation de mon neurone estampillé 2018.

Une lecture un peu attentive met en évidence les approximations, rapprochements hasardeux  propres à la manifestation d'une rouée mauvaise foi. (Mon humeur du jour ne s'y attardera pas aujourd'hui.) 

Partiellement reproduite ci-dessous, la tribune détaille les rouages activés par/pour la défense du prédateur (violeur potentiel ou avéré) érigée en système : la victimisation ! Mais dans le cas présent, suprême finesse, sa défense est portée par des proies dévouées - pour le coup consentantes - au point de se faire avocates du possédé dont elles subissent l'emprise... en toute... innocence...

La victimisation, système et conséquences

Le système incriminé s'appuie sur deux mécanismes : le chiasme doublé d'une mise en abyme, procédés conjugués d'enfumage, infailliblement efficaces à brouiller les pistes. Sacré brouillard - on peut le palper dans les cours de justice où s'expriment les présumés coupables d'agressions sexuelles - qui parvient souvent à égarer juges et jury. De telle sorte que souvent le présumé coupable réussit à transférer sa charge sur le dos de la présumée victime. Le tour est joué : il ressort blanchi et la victime un peu plus avilie !  Retournement renversant !

(voir les écrits de Marie Christine Gryson, psychologue expert judiciaire)

Possession et métamorphose

Manifestant ainsi son infinie capacité à la métamorphose, notre sympathique coureur de jupons n'hésite pas à se travestir (voir mon article Silence des agneaux), jusqu'à nous prouver qu'il est bien le vamprise (oh ! Le lapsus!) soupçonné.

Dès lors que cette tribune fascine et déclenche tant de propos passionnés, peut-être pourrions-nous tenter de jeter un coup de projecteur sur ce qui s'y dit entre les lignes. Pourquoi ne pas s'autoriser alors à subsumer que l'homme dans sa version prédateur serait, en son fors intérieur habité par une entité-femme comme les autres : prompte à la  manipulation, l'instabilité, le mensonge, la séduction ... la liste est longue... (voir mes articles sur "Chasse aux sorcières" )... alors qu'il prouve en envoyant ses belles victimes au charbon, qu'il sait user des mêmes armes que celles dont il (dans sa version inquisiteur) affuble la sorcière depuis des millénaires.

De sorte que la chasse aux sorcières pourrait peut-être orienter la traque vers d'autres pistes, sur les traces encore fraîches, imprégnées du masculin fumet qui enivre ces dames, féminines en diable.

 

 

PS : Une malsonnante rumeur se propage : christine Boutin serait à l'initiative de la Tribunale déclaration en question ou/et un grand groupe pétrolier !:)))... A vérifier

 

Annexe/Compléments

1 - En tant que Catherine moi-même, mais non signataire de la sus-nommée tribune, je ne peux me soustraire à l'obligation de relayer le billet ci-après.

 

2- Entendu chez Augustin ce matin sur la France inter :   "Juste OcéaneRoseMarie"

Publié dans JOURNAL, Billet d'humeur

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