De la musique avant toute chose...**

Publié le par Catherine Barbé

 

.. .ce qui reste quand les mots se dérobent...

 

 

 

 

 

** Esquisse arrachée au fleuve Oubli

Chante rouge, messager de l'aube

Chante rouge, messager de l'aube

Moire secoue ta plume

Elle n'en finit plus de suinter rouge. Tu ne vas pas passer le reste de ton âge à pleurer tes larmes et ton sang de mère. Ecoute, ma Moire, le poète il a tout dit promis, en Chandeleur soixante quinze, alors que déjà un fou furieux rôdait solitaire en terres wallonnes :

La blessure

ANTIGONE
Vous me dégoûtez tous, avec votre bonheur ! Avec votre vie qu’il faut
aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu’ils
trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n’est pas trop
exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier ou alors je
refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d’un petit
morceau si j’ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd’hui et que
cela soit aussi beau que quand j’étais petite ou mourir.
CRÉON
Allez, commence, commence, comme ton père !
ANTIGONE
Comme mon père, oui ! Nous sommes de ceux qui posent les questions
jusqu’au bout. Jusqu’à ce qu’il ne reste vraiment plus la plus petite
chance d’espoir vivante, la plus petite chance d’espoir à étrangler. Nous
sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre
espoir, votre cher espoir, votre sale espoir !

Anouilh

Panser la plaie

Publié dans JOURNAL

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